Maison Sainte près de Vierhouten
Près de Vierhouten, durant la Seconde Guerre, se trouvait Le Village Caché: un refuge en forêt où 80 à 100 personnes juives cachées vivaient en sûreté. La tradition veluwoise nomme cet endroit la Maison Sainte — non un bâtiment, mais ce que la forêt fit.
1 La forêt qui cacha
Dès 1942 les cachés enterrèrent dans la forêt près de Vierhouten six huttes. En un an, fougères et mousses les recouvrirent, invisibles d’en haut. Les paysans veluwois apportaient du pain; les gardes «rataient» les traces; les chiens des patrouilles allemandes étaient détournés par quelque chose.
2 Ce que dirent les cachés
Une survivante, Sara Cohen d’Amsterdam (1923-2008), écrivit en 1985: «La forêt ne nous cacha pas par hasard. Elle nous cacha à dessein. Les animaux nous avertissaient; des branches craquaient où nous aurions craqué; un matin il y avait devant ma hutte un morceau de pain frais qu’aucun homme n’avait apporté.»
3 La Maison Sainte
La tradition veluwoise nomme depuis 1945 ce lieu la Maison Sainte, par référence au terme juif. En octobre 1944 le camp fut découvert; huit cachés furent pris et fusillés. Soixante-dix ou plus échappèrent, en partie par les paysans, en partie par quelque chose dans la forêt.
Depuis 1990 un mémorial se dresse: une simple pierre avec les huit noms. La tradition répète: vas-y, pose un caillou, chuchote un nom. La forêt retient les noms depuis 1942.
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